vendredi 15 février 2008

La sagesse ...

Il était une fois Alice et la sagesse...



"Comment peut-on demander à un enfant d'être sage, quand pour nous il est bien difficile de l'être...

Avec un peu de recul, aujourd'hui je pense avoir comprit comment je peux trouver la sagesse...

Si l'on me demande d'être sage, même si je sais que mon attitude, mes projets, mes jugements, sont issus de l'impulsivité, de la colère, de la vexation, d'une envie complètement irraisonnée, etc... Et bien, je n'essaierai pas de trouver la sagesse.

Par contre, si en face de moi, je vois des personnes agir posément, avec calme, réflexion, sachant prendre de la hauteur sur les évènements vécus, et bien là j'admire. Je me dit que vraiment j'aimerai avoir cette sagesse."

jeudi 14 février 2008

Les jours sans...

Il était une fois Alice qui se dit qu'il fallait plier les genoux ...

"Mes genoux ne se plient pas. "Les jours sans" mes genoux ne se plient pas. Pourtant lorsqu'on a pas encore trente ans et que la santé est là, c'est facile à plier des genoux. Oui, mais c'est comme ça. Et donc, à partir du moment où je ne plie pas les genoux, je peux être sur que ça être "un jour sans".

Vous ne me suivez pas ?
Vous ne me comprenez pas?
Vous ne voyez pas où je veux en venir?

Se mettre à genoux. S'agenouiller. Ce geste peut paraître anodin comme ça. Mais quand je vis avec des enfants, il est vital !
Pour leurs parler, pour les écouter, pour les aider dans leurs gestes de la vie au quotidien, pour les câliner, etc...Pour tout cela, si je ne pose pas un genou à terre alors ce sera une journée sans.

Elouan, Lena,
En pliant mes genoux, tout se calme. J'arrive à votre regard. Je suis à votre hauteur. Je peux baisser la voix pour vous parler car vos oreilles sont à côté. Je n'ai pas à me casser le dos pour vous aider. Nous accrochons nos regards mutuellement. Et puis....je suis juste là, bien placée, pour recevoir ou donner un doux baiser.

Alors Alice, les jours sans, ne l'oublie pas, plie les genoux et tout ira mieux!"

mardi 12 février 2008

Irlandisez-moi !

Il était une fois Alice qui rêva d'Irlande...


"Un après-midi ensoleillé, froid et sec.
Trois tasses de café fument sur la table du salon.
Antoine lit le journal, pendant que Papa et moi discutons.
Antoine : " Ca te dirais une semaine en Irlande?"
Je regarde la publicité.
Tiens, tiens, ça l'air pas mal..." Si tu veux, va voir sur internet ce que ça donne".
Je me remets à discuter avec Papa.

Quelques instants plus tard, Antoine revient "Franchement, je pense que ça vaut le coup. Et vu qu'on passe notre voiture dans le bateau, Vous pouvez même venir avec nous!" dit-il à Papa.
Le visage de Papa s'illumine, un grand sourire et des yeux pétillants de bonheur nous montre qu'il est déjà sur les côtes irlandaises...

Alors, ni une, ni deux, On embarque Elouan avec nous, et nous voilà partis pour ... l'agence Brittany ferry.

Une fois le devis en poche, nous filons au travail de Maman.
Tous les quatre, nous débarquons dans son bureau, Elouan brandissant fièrement la brochure de l'agence en s'exclamant :

" Allez, Mamé! Tu viens avec nous en "Nilande" dans le gros bateau !"


Pas vraiment le choix la Mamé... Nous sommes là, tous les quatre, à lui expliquer comment on va charger la voiture, qu'elle maison nous pourrions louer, que ça rentre dans le budget, etc...

Ce matin, lorsque Elouan est arrivé à l'école, la première chose qu'il a dit c'est "Moi je pars en "Nilande" avec le gros bateau!" et ce midi, lorsque je l'ai récupéré "On y va Maman on prendre le gros bateau!""

Pour ne pas oublier...

Il était une fois Alice qui eu peur d'oublier les jolies phrases de son petit prince...



"Aujourd'hui j'ai envie de vous rapporter certaines petites phrases de Elouan qui découvre la vie.

Hier en allant à pied à la poste nous sommes passés devant le cimetière. Elouan s'arrête et observe. Je lui explique que c'est un endroit où l'on enterre les personnes qui sont mortes. Devant chaque portillon du cimetière Elouan me demande : "Là aussi il y a des morts?" Je lui réponds que oui là aussi c'est encore le cimetière. Nous continuons notre marche lorsque nous passons devant une maison avec des barrières et un portillon. Elouan s'arrête et déclare haut et fort : "t'as vu Maman, là aussi y a des morts!" sous les regards perplexes des passants...


Un soir nous rentrons de Rochefort en Terre de nuit. Elouan regarde par la vitre le ciel. "C'est bon il fait nuit, on peut allumer les étoiles?"

"Maman je peux écouter le bébé dans ton ventre?"
"Oui, si tu veux."
Elouan pose son oreille sur mon ventre et écoute.
"Il est dans l'eau le bébé?"
"Oui, on peut dire ça."
Quelques jours plus tard...
"Maman le bébé il est sorti de ton ventre?"
"Non regarde mon ventre, il est encore dedans"
"Et hop, quand le bébé il sera sorti, il ira jouer avec les poissons dans l'eau!"
Depuis je me demande comment Elouan imagine le bébé...avec des nageoires comme les poissons dans l'aquarium!

Voilà, c'était un petit échantillon des jolis mots de Elouan...pour ne pas les oublier!

lundi 11 février 2008

Interprétation...

Il était une fois Alice qui se dit qu'un même évènement pouvait être vu différemment...

"Un enfant est assis sur un canapé, il suce son pouce.



Une Maman :
"Il est calme, il attend patiement que sa maman ait fini de charger la voiture pour s'occuper de lui. Il se repose, il recharge ses batteries."

La Maman de l'enfant :
"Il entend pas bien, il y a beaucoup de bruit, c'est sa façon à lui de se protéger en s'isolant, ou bien, il est vexé, car les adultes présents ( sa maman y comprit) ont refusé qu'il regarde la télé vu qu'il y a plein de jeux et pleins d'enfants pour jouer."


Deux bambins passent une soirée à s'amuser ensemble.


Les Mamans des bambins :
"Ils s'entendent vraiment bien."

La maitresse des bambins :
"C'est normal qu'ils se cherchent, ils ont tous les deux un tempérament électrique et ils passent leur temps à se chercher."


Un élève de petite section dit "catable" au lieu de "cartable".

La maitresse :
"C'est drôle, qu'est ce qu'on a pu rire lorsqu'on a comprit ce qu'il voulait dire!"

Les parents :
"C'est pas drôle, on ne se moque pas (surtout sur deux jours) d'un enfant qui apprend à parler.""

vendredi 8 février 2008

La petite phrase du week-end...


"Notre vie est ce que nos pensées en font."

Marc Aurel


jeudi 7 février 2008

Groix

Il était une fois Alice et Groix...

"Sous le soleil, la pluie ou le vent...
Seule, à deux ou plus...
En famille ou entre amis...
De janvier à décembre...
Sur la côte, dans la lande, sur les plages ou au bourg...
J'aime y aller...
Mais qui dautre, mieux que Gilles Servat, pourra vous expliquer pourquoi...

L'île de Groix

De quelle source lui vient son nom
Est-ce de fée ou de sorcière
Ou de quelque noir enfer
Comme la boue de ses sillons
On dit que l'on y voit sa joie
On dit que l'on y voit sa croix
Je parle de l'île de Groix

Malheur à celui qui débarque
Il n'aimera pas ses hivers
Il trouvera ses quais déserts
Car le flot, seul, mène les barques
Mais essayez de foutre le camp
Elle vous aura aux sentiments
Comme femme retient l'amant

L'hiver la tient emprisonnée
Pour mieux l'accoucher au printemps
Premier soleil sur les buissons
Il n'y aura plus de gelée
L'eau de ses ports est froide encore
Mais fleurissent les boutons d'or
Et le goéland a pris l'essor

Si à travers mes yeux mi-clos
Il me plaît à revoir juillet
Je sens l'odeur du goudron frais
Qu'on passe aux quilles des bateaux
L'amante des sournois ruisseaux
Lutte avec l'eau d'un des sureaux
De la vapeur tremble sur l'eau

Les vieux parlent du temps passé
A Loc-Maria et Port-Tudy
Si vous n'comprenez pas, tant pis
Moitié français, breton moitié
On dit que l'on y voit sa joie
On dit que l'on y voit sa croix
Je parle de l'île de Groix

Gilles Servat"